L’histoire du 1er mai

Les dates clés :

• 1890 : Premières manifestations du 1er Mai. Le caractère universel et la force des mobilisations donnent un retentissement considérable à cet événement.
• 1891 : Le drame de Fourmies. L’armée tire sur la foule rassemblée. Les premiers martyrs de la journée internationale des travailleurs.
• 1906 : la CGT fait du 1er Mai 1906 le point culminant de son action en faveur de la journée de huit heures.
• 1919 : Loi sur la journée de huit heures.
• 1936 : Le 1er Mai 1936 sera le cadre d’arrêts massifs du travail et de puissantes manifestations qui annoncent les grèves généralisées.
• 1941 : Le 1er Mai devient la Fête du Travail et de la Concorde sociale. Le muguet succède à l’églantine.

• 1947 : Le 1er Mai devient un jour férié, obligatoirement chômé et payé.

• 1967 : Après près de quinze ans d’interdiction de défiler à Paris, la CGT décide pour le 1er Mai de reconquérir les rues de Paris en lançant un appel à manifester de la République à la Bastille.
• 2002 : 1er Mai est marqué par la marée humaine défilant dans les rues sur l’ensemble du territoire français à la suite de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour

Les origines du 1er mai

À compter de 1876, la propagande de Jules Guesde en faveur de la révolution et du collectivisme commence à toucher les masses ouvrières

En mai 1886, où la grève des ouvriers Américains pour la journée de huit heures se termine dans un bain De sang.

Le 20 juillet 1889, les délégués au Congrès international socialiste dit de la salle Pétrelle adoptèrent à l’unanimité une résolution appelant les travailleurs à organiser « une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent en
demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail »

La réduction du temps de travail est une nécessité parce qu’elle est l’une des conditions premières de l’émancipation des travailleurs.

une dimension internationnale

De nombreux pays le célèbrent officiellement, parmi les jours fériés et payés : c’est bien sûr le cas en France, mais aussi en Allemagne, en Italie, dans certains cantons suisses, au Liban, en Tunisie, dans de nombreux pays d’Amérique latine ou d’Asie. La Russie soviétique fut le premier pays à inscrire l’événement dans son calendrier officiel, à la suite de la révolution de 1917. A la dislocation de l’URSS en1991, la plupart des États nouvellement indépendants le conserveront. Beaucoup de pays est-européens l’ont en revanche abandonné. Enfin, certains pays ont préféré ignorer, voire même réprimer sa célébration, tout en le concurrençant par une fête du travail anti-1er Mai :au Japon, c’est le 23 novembre qui se retrouve férié, aux États-Unis, la fête du travail le premier lundi de septembre a été lancée pour contrebalancer l’influence grandissante de ceux qui souhaiter commémorer les travailleurs tombés à Chicago en 1886.

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